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SESSION SPIRITUELLE DE L’UNION APOSTOLIQUE DU CLERGE
du 24 au 28 novembre 2008 à
l'Espace
Bernadette à Nevers
"Je vous ai transmis ce que
j’ai moi-même reçu…"
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Près de 120 prêtres venus de
tous les diocèses avaient répondu à l’invitation de l’Union Apostolique du
Clergé qui proposait cette 5° session spirituelle à l’Espace bernadette.
Le père François Montagnon résume pour nous ce qu'ils ont reçu pendant cette session.
Sept
interventions ont structuré cette session. Chacun selon son approche, éclairait
notre souci de transmettre la foi dans la société d’aujourd’hui.
Quel est ce
monde auquel nous cherchons à nous adresser ? Un monde dont les moyens
traditionnels de transmission sont grippés, laissant dans le désarroi et la peur
devant l’avenir un bon nombre de nos contemporains et plus particulièrement les
personnes en situation de précarité.(François Soulage, président du Secours
catholique).
Comment l’apôtre Paul qui écrit cette phrase servant
de thème à la session s’y est pris pour annoncer
l’évangile ? C’est à partir d’une
expérience profondément mystique qu’il annonce un
message libérateur et c’est avec une impressionnante
culture (grecque et juive) qu’il cherchera à
éclairer les différentes questions des premières
communautés chrétiennes. (Père Pierre
Debergé, recteur de l’Institut Catholique de Toulouse).
Pour nous, dans quelle
mesure la liturgie nous permet-elle d’annoncer la pertinence de l’Evangile dans
le monde d’aujourd’hui ? Dans le rassemblement chrétien et les rites, se vit une
mémoire :bien plus que des souvenirs à recueillir, ils nous permettent de
bénéficier à notre tour de ce que le Christ a institué et d’annoncer au monde un
avenir de fraternité. (Père Deniau).
La Parole de Dieu, reçue au rythme de notre
vie humaine, demande à être accueillie comme une parole qui nous parle avant
d’être annoncée. Ce ne sont pas des valeurs que nous avons à tranmettre mais
bien la Parole de Jésus. Elle ne vient pas surcharger le cours de notre
existence : elle vient nous libérer. Savons-nous vivre et transmettre cette
réalité ultime ? (Mgr François Favreau évêque émérite de Nanterre).
Nous ne pouvions pas aborder la question de la transmission de la foi
sans évoquer la catéchèse. Pas de transmission
sans donner la possibilité de rencontrer l’Eglise. Dans
leurs communautés, les chrétiens sont appelés
à être les "aînés dans la foi ", ceux qui ont
déjà fait un bout de chemin mais qui cherchent encore et
ouvrent des sentiers divers où les hommes pourront mettre leurs
pas pour progresser dans la foi… (P. Ivan Pagniez, ancien
responsable de la catéchèse).
"Transmettre la foi ": Mais est-ce bien la foi que nous
transmettons ? Ne serait-ce pas plutôt les conditions de la foi ? Il s’agit
moins de transmettre un "dépôt " que de permettre aux hommes d’aujourd’hui
d’accueillir le "don de la foi ", d’y répondre par une adhésion personnelle et
communautaire et enfin d’en connaître toutes les dimensions du contenu.
(Jean-Marc Avelyne, institut des sciences et théologies des religions,
Marseille).
Dans ce sens là, la modernité ne manque pas de nous offrir des
réalités où l’action des chrétiens est attendue et possible : l’humanitaire -en
l’amenant à un engagement réfléchi et non sur la seule émotion- la
mondialisation -en l’orientant vers le relèvement des pays les plus pauvres-
l’écologie -sur d’autres bases que des peurs- et paradoxalement l’indifférence
religieuse qui laisse la place à des interrogations nouvelles. Une spiritualité
de la contemplation de ce que l’Esprit suscite dans le monde, le goût retrouvé
de la dimension communautaire de la vie chrétienne, la bonté tout simplement, et
plus fondamentalement l’attachement au Christ que connaissait l’apôtre Paul
seront les meilleurs atouts pour que Dieu, à travers nous, transmette à tous les
hommes ce que, modestement, nous avons accueilli dans la foi (P. Georges
Pontier, archevêque de Marseille).
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