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La journée de la vie consacrée

Deux échos de cette journée :
En premier lieu, une soeur du Carmel
"L’amour jamais ne passera" (Cf. 1Co 13)
La journée de la Vie Consacrée qui s’est
déroulée jeudi 2 février dernier à la
Maison du Diocèse, en présence de Monseigneur Thierry
Brac de la Perrière, avait pour thème
la dimension diaconale de nos congrégations et de nos
communautés (dans le cadre du projet Diaconia 2013).

Les nombreux témoignages des 78 soeurs présentes ont fait
ressortir l’importance de l’attention à la
Présence silencieuse de Jésus –le premier
consacré- dans notre vie de prière pour être reflet
de Sa Présence au milieu des pauvres, des blessés de la
vie, pour savoir être à l’écoute de
l’autre et trouver le geste et la parole qui conviennent dans nos
relations fraternelles.

Après de fructueux échanges en groupes, notre
évêque a fait une synthèse éclairante de ce
qui avait été dit, évoquant notamment la
nécessité de l’authenticité de notre vie
consacrée comme signe du Royaume de Dieu dans notre monde et
comme valeur sûre pour rejoindre les jeunes.
L’eucharistie célébrée dans la chapelle du
Carmel, en fin de journée, a réuni, autour du Christ
serviteur, la diversité des charismes qui sont au service de
notre diocèse.
Une soeur de la Charité de Nevers :
La journée de la vie consacrée : une journée dans
l’église universelle, dans les diocèses, donc le
diocèse de Nevers.
Toutes les religieuses du diocèse se retrouvent : toutes communautés confondues :
Les communautés de vie apostolique, les communautés de vie contemplatives.
Le thème retenu se rattache à Diaconia. Comment servir la fraternité ?
Ce qu’on a surtout entendu dans une vingtaine de
communautés, le 2 février, ce que nous accueillons de
chacune, c’est comment nous accueillons la vie du monde, les
voisins, les personnes engagées avec nous, les autres militants.
C’est ce qui construit notre communauté et, en même
temps, en retour, ce désir d’un monde plus fraternel,
malgré nos différences.
Que les gens puissent s’accueillir les uns les autres.
Nous sommes dans un quartier de H.L.M, à Nevers. Il y a une
population très diverse, une forte immigration, des gens de
cultures très différentes. Si on entend ce qui se dit
dans le quartier, on entend des réactions de rejet, de racisme,
ce qui fait ressortir des souffrances chez certains.
Si par notre présence au coeur de ce quartier, nous avons
quelquefois, quand c’est possible, une parole qui remet les
choses en place, faire que les gens s’acceptent davantage entre
eux, acceptent l’altérité.
C’est créer des liens avec les proches voisins, avec ceux
qui arrivent et qui viennent d’autres pays. Il n’y a pas
que nous qui essayons de créer un monde plus fraternel : il y a
aussi tous les collectifs, dans ce quartier la vie associative et nous
y participons, nous en faisons partie.
C’est vrai que beaucoup de choses vont mal dans ces quartiers,
dans le monde, en Europe. Il n’y a qu’à voir les
infos mais, à partir de la parole de Dieu de chaque jour,
à partir de notre prière communautaire, nous sommes
appelées à être peu à peu des guetteurs de
signes d’espérance.
Si on regarde bien, si on ouvre les yeux, les oreilles, on voit
beaucoup de choses qui germent, qui peuvent se mettre en place, qui
sont en attente. C’est à la fois universel et c’est
là qu’on est.
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