Parlons du Sacrement "Onction"
| Introduction:
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« Les Sacrements pour les malades »:
Richesse au travers de l’étonnante palette de
célébrations proposées pour toujours être à même de manifester l’attention, la
tendresse de Dieu compatissant auprès de ceux qui souffrent.
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- La
Visite des malades
- La Communion portée aux malades
- L’Onction des malades
- Le Viatique
- La Recommandation des mourants |
« Guide pastoral » pour ces Sacrements:
"Des sacrements pour les malades" - Guide pastoral - Guide "Célébrer" N°15
Guide "Célébrer" ou Librairie Siloë (Nevers)
Ce guide nous aide à regarder lucidement cette
situation bien réelle pour des aumôniers laïcs (voir diacres) : le cas où
le prêtre, enfin désiré par la famille, ne peut venir, alors que le dernier
souffle du malade approche.
Qu’est-ce que je peux faire dans cette situation ?
qu’est-ce que le chrétien que nous sommes - qui avons été faits « Prêtre,
Prophète et Roi » par notre baptême – que devons nous faire pour
manifester que Dieu est bien présent à cette heure particulière, auprès de
notre sœur, de notre frère souffrant.
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| Pourquoi
des sacrements pour les malades?:
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Un
malade, la maladie, la guérison:
- La notion de maladie peut être abordée comme étant
une situation de rupture des équilibres acquis dans nos propres facultés
corporelles et psychiques.
- Guérir c’est retrouver la santé, selon les propres critères de celui qui est malade et pas
seulement avec notre propre échelle des valeurs du moment donné.
- On ne peut pas soigner le corps seul, se serait
oublier l’unité psychosomatique de l’être humain qui est corps et esprit.
> un niveau somatique : tout ce qui
touche au physique,
… c’est le domaine du médecin
> un niveau psychique : concernant le
mental, le moral, … c’est le domaine du « Psy »
> un troisième niveau, qui concerne plus spécialement
notre mission, c’est
le domaine de tout ce qui concerne le sens de l’existence, ...c'est de l’ordre de la symbolique.
Avec ce
troisième niveau, cette espérance du
« guérir » ouvre la porte vers un salut encore à nommer, elle
évoque une dimension croyante du guérir.
Dans l'Evangile de Luc (17,11-19) du dimanche 14 octobre: "la guérison des dix lépreux".
Le lépreux qui est revenu vers Jésus exprime
clairement que Dieu à
« renouvelé » son existence d’homme. Sa guérison lui a fait découvrir qu’en Dieu
réside un amour « résurrectionnel ».
« Relève-toi, va : ta foi t’a
sauvé. »
Le choix de croire à l’espérance en Christ, même si
la guérison s’avère impossible, peut ouvrir à l’univers du salut, au Dieu qui
sauve en Jésus-Christ.
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| "L'Onction" dans la tradition
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Jésus
et ses Apôtres:
Les
quate évangélistes témoignent de la proximité de Jésus envers ceux qui
souffrent, ainsi que de sa volonté de les relever, de les guérir.
Jésus envoie ses disciples pour continuer son œuvre
en leur donnant pouvoir de guérir en son nom:
«les
apôtres chassaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de
nombreux malades et les guérissaient» Marc (6,13)
Voici l’apparition de l’huile, cette même huile qui était un moyen thérapeutique
courrant:
«Il s’approcha, pensa ses plaies en y versant de l’huile et du
vin.» Luc (10,29 et svts.)
L’Eglise
naissante reprendra tout simplement ce geste de l’onction d’huile à faire sur
le malade, en lui donnant une portée salutaire, renvoyant sa portée à la Vie en
plénitude et à la tendresse de Dieu pour tout homme toute femme, blessés. Dans l’épître de saint Jacques, lire
(5,13-16)
Jusqu'au Xème siècle:
- «L'Huile sainte (...) confectionnée par l’évêque et il est permis non
seulement aux prêtres mais aussi à tous
les chrétiens, d’en user pour faire l’onction selon leurs nécessités
personnelles ou celles des leurs».(Pape Inocent Ier - en 416). Elle sert
vraiment comme un remède: l’onction d’huile "procure réconfort à ceux qui
l’absorbent ; et santé à ceux qui en font usage" .
- D’autres évêques de cette période parlent du lien entre maladie et péché: "...le sacrement de pénitence doit se greffer à l’onction d’huile,
pour que les péchés graves puissent être remis."
Après le Xème siècle:
On valorisera les effets spirituels de l’onction en fin de vie.
Les théologiens successifs s’attacheront à répartir les
effets de rémission des péchés, entre le « Sacrement de
pénitence » et « l’Onction », cette dernière n’ayant une
efficacité reconnue que pour les péchés véniels. L’onction
prendra alors le nom "d’extrême onction". Lire St Thomas d'Aquin".
Le
Concile de Trente (1551) reprendra l’essentiel de la pensée de St Thomas
d’Aquin.
Des
idées nouvelles surgiront avec la Réforme Luthérienne: le sacrement de l’onction est aussi réservée aux malades « à ceux surtout dont l’état
et si dangereux qu’ils semblent arriver à la fin de leur vie ».
Depuis Vatican II:
Il
faudra attendre «Vatican II» pour que ces différents
courants soient réunis dans une même pensée et que l’on retrouve vraiment avec
ce sacrement le signe premier de la tendresse de Dieu pour ceux qui sont dans
l’épreuve de la maladie, comme l’a si parfaitement manifesté Jésus. |
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| Accueillir les personnes |
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Avant de faire une proposition de Sacrement, il faut prendre en compte la diversité des situations:
- la réalité de la "crise" (diagnostic, annonce, dépendance, agressivité, mutisme ......)
- la diversité des handicaps (maladie grave ou chronique, dégradation physique ou psychique....)
- l'entourage familial (changement de situation, échéance, proximité, hospitalisation ou soins à domicile.....)
- l'âge et l'itinéraire de foi (enfant ou personne âgée, engagement social, en cheminement ou foi confirmée.....)
- le désir
de guérison espéré (nécessite une
adaptation permanente en fonction du "moral" du malade et de
l'entourage...)
Envisager un accompagement très personnalisé en tenant compte:
- de la
nouveauté du contexte social et ecclésial
(compréhension du déplacement de l'onction vers la
maladie)
- des différentes propositions (formation sur les différents "sacrements pour les malades")
- du discernement (ne pas proposer à contre-temps les différents sacrements)
- de la nécessaire conversion des accompagants (occasion de se redire sa propre foi)
Par
une présence discrète auprès de la personne
souffrante, au travers une relation personnalisée établie
avec confiance, par la délicatesse de notre accompagnement et la
qualité de notre disponibilité, nous pourrons proposer
les différents sacrements pour les malades et laisser percevoir
la tendresse, la façon dont Dieu nous aime.
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Photos des carrefours

En
petits groupes (10 carrefours de 8): Partage de nos expériences
avec les personnes visitées, en particulier par rapport au
sacrement de l'Onction. Réactions et questions relatives
à l'intervention de Gérard Loué.
En réponse à ces carrefours:
Table ronde avec le père Bernard Bézille

Questions et sujets abordés: - Sacrement de Réconciliation et Onction des malades (Célébration par un prêtre)
- Malades ne pouvant
participer et participation de la famille, ou de la communauté.
- Célébrations communautaires et Réconciliation
- Discernement sur la
possibilité de recevoir plusieurs fois le sacrement de l'Onction.
- Pélenirages diocésains: discernement sur la "banalisation" et la "justification" de renouveler le sacrement.
- La Communion à domicile: préparation, rythme, méthodes, matériel, discernement pastoral.
- Savoir utiliser les différents "Sacrements" que nous propose l'Eglise pour "temporiser" l'Onction.
- Réponses en cas
d'urgence et interventions "missionnées". Importance de la formation.
- Malades mentaux. Espoir 58
- Lien du malade et/ou
de la famille avec leur paroisse: Communion "communautaire"
- Relation de l' Aumônerie avec le personnel soignant.
Toutes
ses questions trouvent une grande partie de leurs réponses dans
le "Rituel de 1973" et surtout dans ses préliminaires.
Ou joindre le père Bézille ou Gérad et Monique Loué
Souffrances et douleurs:
l'accompagnement des malades
par le Docteur Chantal Virot
Médecin responsable de l'Unité de Soins de Support et Palliatifs (USSP)
de l'Hôpital de Nevers

Le Docteur Chantal Virot,
nous a proposé une intervention riche et claire sur la douleur et les dimensions de la souffrance.
Elle nous propose ici un résumé facile à lire et complet de son exposé.
Cliquez ICI pour lire cette page incontournable.

Le Docteur Virot a répondu ensuite aux questions nombreuses et ouvertes de l'assemblée,
prouvant l'intérêt suscité par l'intervention et "l'expérience unique qu'est la souffrance".
Q'est- ce que l'USSP: Unité de Soins de Support et Palliatifs de l'Hôpital de Nevers
1, Boulevard de l'Hôpital - 58033 NEVERS
Secrétariat: 03 86 93 73 75
Ecrire au Docteur Virot 
Le Dr. Chantal Virot travaille aussi pour le réseau "Emeraude", réseau de soins palliatifs de la Nièvre.
Elle intervient à domicile à la demande de l'infirmière coordinatrice.
Voir aussi: http://www.ville-nevers.fr/prention-et-protection-sanitaire
Conclusion et synthèse
de la journée par le père Bézille
quelques phrases-clé
D'abord se taire:
- Ne pas plaquer du spirituel sur quelqu'un qui ne se sent plus quelqu'un.
- Ne parlez pas de dieu
à quelqu'un que vous ne connaissez pas, sans savoir où il
en est dans son chemin spirituel.
- Le regarder comme une personne, dans l'état où il est, sans se lamenter ni poser de questions
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Aimer en tant qu'Homme et non pas d'abord en Chrétien:
- Si le malade ne demande rien, d'abord le regarder tel qu'il est et l'aimer.
- Lui faire sentir que "un Autre" (Jésus) le respecte et l'aime tel qu'il est.
- Ce n'est pas la
lèpre ou la paralysie que Jésus a soigné: c'est
d'abord un lépreux ou un paralysé.
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Le malade et sa souffrance:
- La souffrance n'a pas de valeur en elle-même.
Jésus a eu peur, a souffert l'agonie.
C'est l'amour que Jésus a mis dans la croix qui est plus fort que la mort.
- C'est pas à moi
de le dire. Le malade doit le découvrir à partir de notre
présense, de notre écoute.
- L'amour ne s'impose pas. C'est notre tendresse pour la personne souffrante qui lui permettra d'aller plus loin.
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Jésus se sert de nous comme des instruments:
- C'est Lui qui agit, qui fait le Bien. Nous ne sommes que les témoins de sa tendresse.
- Si je n'ai pas pu
soulager le malade, je prie l'Esprit-Saint de faire ce que je n'ai pas
pu faire et d'aider la personne à Le rencontrer.
- Savoir offrir notre souffrance de ne pas pouvoir faire plus.
- Prier le Seigneur Jésus qui seul sait guérir. Quand
nous rencontrons le Christ souffrant dans les malades demandons-lui:
"Aide-moi à continuer à aimer, tout simplement".
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Pour toute questions concernant la Pastorale des Malades : Gérard Loué, diacre
Ecrire au rédacteur de cette page qui peut faire suivre vos messages: Patrick Marchand, diacre
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