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Journée de formation diocésaine
du jeudi 11 octobre
organisée par la Pastorale du monde de la Santé
   avec Gérard Loué, diacre, délégué diocésain
et le père Bernard Bézille, prêtre accompagnateur
Pastorale de la Santé

Pouvoir parler des sacrements
pour les malades

 
Exposé de Gérard Loué, Diacre 
Carrefours (photos)  

Table ronde avec le père Bézille  
Souffrances et douleurs:
l'accompagnement des malades

par le Docteur Chantal Virot  
Médecin responsable de l'Unité de Soins de Suport et Palliatifs
de l'Hôpital de Nevers

Conclusion et synthèse
par le père Bernard Bézille
 

Parlons du Sacrement "Onction"
par Gérard Loué, diacre.
Introduction:                                                                                                                            
« Les Sacrements pour les malades »:
Richesse au travers de l’étonnante palette de célébrations proposées pour toujours être à même de manifester l’attention, la tendresse de Dieu compatissant auprès de ceux qui souffrent.
-  La Visite des malades
-  La Communion portée aux malades
-  L’Onction des malades
-  Le Viatique
-  La Recommandation des mourants
« Guide pastoral » pour ces Sacrements:
"Des sacrements pour les malades" - Guide pastoral - Guide "Célébrer" N°15
                                        Guide "Célébrer" ou Librairie Siloë (Nevers)

Ce guide nous aide à regarder lucidement cette situation bien réelle pour des aumôniers laïcs (voir diacres) : le cas où le prêtre, enfin désiré par la famille, ne peut venir, alors que le dernier souffle du malade approche.
Qu’est-ce que je peux faire dans cette situation ? qu’est-ce que le chrétien que nous sommes - qui avons été faits « Prêtre, Prophète et Roi » par notre baptême – que devons nous faire pour manifester que Dieu est bien présent à cette heure particulière, auprès de notre sœur, de notre frère souffrant.
Télécharger le dépliant complet
Pourquoi des sacrements pour les malades?:                                                                      
Un malade, la maladie, la guérison:                                    
- La notion de maladie peut être abordée comme étant une situation de rupture des équilibres acquis dans nos propres facultés corporelles et psychiques.
- Guérir c’est retrouver la santé, selon les propres critères de celui qui est malade et pas seulement avec notre propre échelle des valeurs du moment donné.
- On ne peut pas soigner le corps seul, se serait oublier l’unité psychosomatique de l’être humain qui est corps et esprit.
> un niveau somatique : tout ce qui touche au physique,  … c’est le domaine du médecin
> un niveau psychique : concernant le mental, le moral, … c’est le domaine du « Psy »
> un troisième niveau, qui concerne plus spécialement notre mission, c’est le domaine de tout ce qui concerne le sens de l’existence, ...c'est de l’ordre de la symbolique.
Avec ce troisième niveau, cette espérance du « guérir » ouvre la porte vers un salut encore à nommer, elle évoque une dimension croyante du guérir.

Jésus et les malades:
Dans l'Evangile de Luc (17,11-19) du dimanche 14 octobre: "la guérison des dix lépreux".

Le lépreux qui est revenu vers Jésus exprime clairement que Dieu à « renouvelé » son existence d’homme.  Sa guérison lui a fait découvrir qu’en Dieu réside un amour « résurrectionnel ».
« Relève-toi, va : ta foi t’a sauvé. »

                                                 
Le choix de croire à l’espérance en Christ, même si la guérison s’avère impossible, peut ouvrir à l’univers du salut, au Dieu qui sauve en Jésus-Christ.                        
Gérard Loué, diacre
"L'Onction" dans la tradition                                                                       
Jésus et ses Apôtres:
Les quate évangélistes témoignent de la proximité de Jésus envers ceux qui souffrent, ainsi que de sa volonté de les relever, de les guérir.
Jésus envoie ses disciples pour continuer son œuvre en leur donnant pouvoir de guérir en son nom:
«les apôtres chassaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades et les guérissaient» Marc (6,13) 
Voici l’apparition de l’huile, cette même huile qui était un moyen thérapeutique courrant: «Il s’approcha, pensa ses plaies en y versant de l’huile et du vin.» Luc (10,29 et svts.)
L’Eglise naissante reprendra tout simplement ce geste de l’onction d’huile à faire sur le malade, en lui donnant une portée salutaire, renvoyant sa portée à la Vie en plénitude et à la tendresse de Dieu pour tout homme toute femme, blessés. Dans l’épître de saint Jacques, lire (5,13-16)

Jusqu'au Xème siècle:
«L'Huile sainte (...) confectionnée par l’évêque et il est permis non seulement aux prêtres mais aussi à  tous les chrétiens, d’en user pour faire l’onction selon leurs nécessités personnelles ou celles des leurs».(Pape Inocent Ier - en 416). Elle sert vraiment comme un remède: l’onction d’huile "procure réconfort à ceux qui l’absorbent ; et santé à ceux qui en font usage" .
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D’autres évêques de cette période parlent du lien entre maladie et péché: "...le sacrement de pénitence doit se greffer à l’onction d’huile, pour que les péchés graves puissent être remis."

Après le Xème siècle:
On valorisera les effets spirituels de l’onction en fin de vie.
Les théologiens successifs s’attacheront à répartir les effets de rémission des péchés, entre le « Sacrement de pénitence » et « l’Onction », cette dernière n’ayant une efficacité reconnue que pour les péchés véniels. L’onction prendra alors le nom "d’extrême onction". Lire St Thomas d'Aquin".
Le Concile de Trente (1551) reprendra l’essentiel de la pensée de St Thomas d’Aquin.
Des idées nouvelles surgiront avec la Réforme Luthérienne: le sacrement de l’onction est aussi réservée aux malades « à ceux surtout dont l’état et si dangereux qu’ils semblent arriver à la fin de leur vie ».

Depuis Vatican II:
Il faudra attendre «Vatican II» pour que ces différents courants soient réunis dans une même pensée et que l’on retrouve vraiment avec ce sacrement le signe premier de la tendresse de Dieu pour ceux qui sont dans l’épreuve de la maladie, comme l’a si parfaitement manifesté Jésus.
environ 80 participants
Des sacrements pour les malades                                                                      
Le Rituel de 1973:
"Sacrements pour les malades"- Pastorale et célébrations - Ed. Charlet-Tardy Librairie Siloë (Nevers)
1. Pour les malades:
Nous sommes dans une pastorale "ordinaire" qui s’organise autour de:
la Visite des malades (qui est toujours première)
- la Communion portée aux malades
- l’Onction des malades
2. Pour les mourants:
Nous sommes dans "une pastorale de l’urgence" :
- la Communion devient Le Viatique (le pain du passage, le pain pour la route)
- l’Onction prend le rite de l’Onction des malades en péril prochain de mort
- l’on parle de La Confirmation en péril prochain de mort
- la Recommandation des mourants
(la prière à Dieu de la communauté chrétienne)

De nouvelles perspectives pour l’Onction des malades:
Nous devons œuvrer pour déplacer le temps de l’onction sacramentelle vers le temps de la maladie et l’éloigner du temps de la fin de vie.
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   Onction sur les mains                   Imposition des mains                            Onction sur le front
           Sacrement des malades  au pélerinage des aînés du diocèse (Lourdes 2006)

Le rituel nous invite à proposer l'Onction des Malades "
pour toute situation de gravité où l’existence connaît un temps de crise, c’est à dire une expérience de trouble due à une maladie sérieuse où le chrétien a particulièrement besoin de la grâce pour être en paix, garder son courage, lutter contre le mal, continuer à vivre sa foi et être reconnu comme un membre à part entière dans la communauté chrétienne"  

Gérard Loué et l'assemblée



Accueillir les personnes
Avant de faire une proposition de Sacrement, il faut prendre en compte la diversité des situations:
- la réalité de la "crise" (diagnostic, annonce, dépendance, agressivité, mutisme ......)
- la diversité des handicaps (maladie grave ou chronique, dégradation physique ou psychique....)
- l'entourage familial (changement de situation, échéance, proximité, hospitalisation ou soins à domicile.....)
- l'âge et l'itinéraire de foi (enfant ou personne âgée, engagement social, en cheminement ou foi confirmée.....)
- le désir de guérison espéré (nécessite une adaptation permanente en fonction du "moral" du malade et de l'entourage...)
Envisager un accompagement très personnalisé en tenant compte:
- de la nouveauté du contexte social et ecclésial (compréhension du déplacement de l'onction vers la maladie)
- des différentes propositions (formation sur les différents "sacrements pour les malades")
- du discernement (ne pas proposer à contre-temps les différents sacrements)
- de la nécessaire conversion des accompagants (occasion de se redire sa propre foi)
Par une présence discrète auprès de la personne souffrante, au travers une relation personnalisée établie avec confiance, par la délicatesse de notre accompagnement et la qualité de notre disponibilité, nous pourrons proposer les différents sacrements pour les malades et laisser percevoir la tendresse, la façon dont Dieu nous aime.
Photos des carrefours
Gérard nous mets en carrefours
En petits groupes (10 carrefours de 8): Partage de nos expériences avec les personnes visitées, en particulier par rapport au sacrement de l'Onction. Réactions et questions relatives à l'intervention de Gérard Loué.

un des carrefours un des carrefours un des carrefours un des carrefours

En réponse à ces carrefours:
Table ronde avec le père Bernard Bézille
Réponse aux questions: Père Bézille et Gérard

Questions et sujets abordés:  - Sacrement de Réconciliation et Onction des malades (Célébration par un prêtre)
                                                   -  Malades ne pouvant participer et participation de la famille, ou de la communauté. 
                                                   -  Célébrations communautaires et Réconciliation 
                                                   -  Discernement sur la possibilité de recevoir plusieurs fois le sacrement de l'Onction.
                                                   
-  Pélenirages diocésains: discernement sur la "banalisation" et la "justification" de renouveler le sacrement.
                                                   -  La Communion à domicile: préparation, rythme, méthodes, matériel, discernement pastoral.
                                                   -  Savoir utiliser les différents "Sacrements" que nous propose l'Eglise pour "temporiser" l'Onction.
                                                   -  Réponses en cas d'urgence et interventions "missionnées". Importance de la formation.
                                                   -  Malades mentaux. Espoir 58
                                                   -  Lien du malade et/ou de la famille avec leur paroisse: Communion "communautaire"
                                                   -  Relation de l' Aumônerie avec le personnel soignant.   

Toutes ses questions trouvent une grande partie de leurs réponses dans le "Rituel de 1973" et surtout dans ses préliminaires.
Ou joindre le père Bézille ou Gérad et Monique Loué

Souffrances et douleurs:
l'accompagnement des malades

par le Docteur Chantal Virot
Médecin responsable de l'Unité de Soins de Support et Palliatifs
(USSP)
de l'Hôpital de Nevers

Docteur Chantal Virot

Le Docteur Chantal Virot,
nous a proposé une intervention riche et claire sur la douleur et les dimensions de la souffrance.
Elle nous propose ici un résumé facile à lire et complet de son exposé.
Cliquez ICI pour lire cette page incontournable.

Débat avec Chantal et Gérard

Le Docteur Virot a répondu ensuite aux questions nombreuses et ouvertes de l'assemblée,
prouvant l'intérêt suscité par l'intervention et "l'expérience unique qu'est la souffrance".

Q'est- ce que l'USSP: Unité de Soins de Support et Palliatifs de l'Hôpital de Nevers
                                       
1, Boulevard de l'Hôpital - 58033 NEVERS
                                       Secrétariat: 03 86 93 73 75

Ecrire au Docteur Virot  écrire
Le Dr. Chantal Virot travaille aussi pour le réseau "Emeraude", réseau de soins palliatifs de la Nièvre.
Elle intervient à domicile à la demande de l'infirmière coordinatrice.
Voir aussi: http://www.ville-nevers.fr/prention-et-protection-sanitaire


              Conclusion et synthèse de la journée par le père Bézille
         Bernard Bézille        
quelques phrases-clé

D'abord se taire:
- Ne pas plaquer du spirituel sur quelqu'un qui ne se sent plus quelqu'un.
- Ne parlez pas de dieu à quelqu'un que vous ne connaissez pas, sans savoir où il en est dans son chemin spirituel.
- Le regarder comme une personne, dans l'état où il est, sans se lamenter ni poser de questions

Aimer en tant qu'Homme et non pas d'abord en Chrétien:
- Si le malade ne demande rien, d'abord le regarder tel qu'il est et l'aimer.
- Lui faire sentir que "un Autre" (Jésus) le respecte et l'aime tel qu'il est.
- Ce n'est pas la lèpre ou la paralysie que Jésus a soigné: c'est d'abord un lépreux ou un paralysé.

Le malade et sa souffrance:
- La souffrance n'a pas de valeur en elle-même.
Jésus a eu peur, a souffert l'agonie.
C'est l'amour que Jésus a mis dans la croix qui est plus fort que la mort.

- C'est pas à moi de le dire. Le malade doit le découvrir à partir de notre présense, de notre écoute.
- L'amour ne s'impose pas. C'est notre tendresse pour la personne souffrante qui lui permettra d'aller plus loin.
Jésus se sert de nous comme des instruments:
- C'est Lui qui agit, qui fait le Bien. Nous ne sommes que les témoins de sa tendresse.
- Si je n'ai pas pu soulager le malade, je prie l'Esprit-Saint de faire ce que je n'ai pas pu faire et d'aider la personne à Le rencontrer.
- Savoir offrir notre souffrance de ne pas pouvoir faire plus.
- Prier le Seigneur Jésus qui seul sait guérir. Quand nous rencontrons le Christ souffrant dans les malades demandons-lui: "Aide-moi à continuer à aimer, tout simplement".
 


Pour toute questions concernant la Pastorale des Malades : Gérard Loué, diacre écrire
Ecrire au rédacteur de cette page qui peut faire suivre vos messages: Patrick Marchand, diacre ecrire