| xxxxxxxxx cccccc xxxxxxxxxxx | La pastorale des migrants
La« Fête lumineuse »de Noël, des enfants français d’origine sri-lankaise Une innovation s’est produite à Coulanges les Nevers. Autour de Noël, et pour la première fois en France, la communauté tamoule à organisé son « Oli vilaa »- Fête lumineuse -des enfants, avec danses, mime de la crèche, et chorégraphies costumées. L’initiative de cet évènement est venue d’un couple français d’origine sri-lankaise, M. et Mme Robert Anthony, parents de deux enfants scolarisés au Moüesse. Leur intention était d’offrir quelque chose pour noël, alors que sur l’agglomération de Nevers, et notamment par l’église locale, ils se sentaient bien accueillis. ![]() La préparation a été faite très sérieusement, car les 23 enfants ont répété un mois et demi, plusieurs fois par semaine, pour développer onze chorégraphies dont sept sur le thème de Noël, éxécutées sur une scène de la salle paroissiale de Coulanges les Nevers. Les enfants, et même certains des quinze parents emportés par la joie, dansaient de manière savamment gestué, sur des musiques religieuses et traditionnelles de leur pays d’origine. Quelques paroissiens ont participé à ce moment intense lors de l’après midi du dimanche précédent Noël, et la communauté tamoule a été très surprise par la qualité de la prestation des enfants. Ils se sont ensuite dispersés après un goûter épicé ! Pour le prochain Noël, la nouvelle « Oli vilaa » des enfants se tiendra dans un espace plus grand, et nous lui donneront un thème. Voilà ce dont nous fait bénéficier le phénomène migratoire, un apport de tradition et de générosité… P. David Lambert, Robert Anthony. Un après-midi de partage et de prière entre chrétiens nivernais et migrants Martine Dupont nous raconte : Le 29 Mai, une belle journée de printemps, la fête des mères, les premières communions dans plusieurs paroisses et, dans le cadre de la Pastorale des migrants, un après-midi de partage et de prière entre chrétiens nivernais et migrants. Nous avions choisi de poursuivre sur le thème de la journée mondiale du Migrant et du Réfugié du 16/01/2011 : Une Seule famille Humaine ? Comment le vivons-nous entre migrants et non migrants ? Dans la société, notre quartier, au travail, avec nos voisins, à l’école, en Église, dans notre paroisse, dans les mouvements, dans nos communautés d’immigrés ? Est-ce dans un climat de confiance ou non ? Pas la grande foule, abondance de festivités oblige, mais tout de même une quarantaine de personnes qui, dans les locaux de la paroisse St Joseph des Montôts, ont pu : - Echanger par petits groupes de six, dont un groupe d’enfants accompagné par Jean Baffier. ![]() - Prier tous ensemble à l’Eglise ; avec l’évangile du Bon Pasteur lu en tamoul et en français, le Notre Père, et une prière à Marie devant sa belle sculpture en bois au pied de laquelle chacun avait pu déposer son intention particulière. ![]() - Enfin, fêter toutes les Mamans présentes en partageant gâteaux, boissons, fraises et fleurs apportés en abondance par tous les participants. Que retenir de cette journée ? Quel que soit la femme ou l’homme qui parle et raconte son histoire, on reste bouche bée devant leurs parcours douloureux et souvent compliqué, devant le courage et la persévérance déployés pour repartir de rien et s’insérer. Leur Foi et leur confiance dans la protection et l’aide de Dieu les fortifient. Migrations successives dont certaines pour fuir les guerres dans plusieurs pays d’Afrique, déclassement social souvent, difficultés dues à la langue et à l’isolement, difficultés pour faire comprendre leur situation à cause de notre ignorance des problèmes politiques de leurs pays. Mais toujours, tous expriment leur reconnaissance immense et chaleureuse à tous ceux auprès de qui ils ont trouvé aide et amitié. Avec une grande pudeur, beaucoup de souffrances sont tues pour ne retenir que le « bon » (confidence reçue en tête à tête). Et les enfants présents, qu’ont-ils dit ? - Que leurs classes comptent plusieurs nationalités, jusqu’à sept. - « Que certains professeurs ne l’interrogent jamais. » - « Qu’elle est la seule à ne pas être invitée à un anniversaire. » - « Que dans la classe, aucun élève ne se réclame d’une religion. » En aucun cas ces échanges n’ont une valeur représentative, mais pour les interlocuteurs que nous sommes, c’est à travers ces échanges que s’affirme notre conviction du devoir d’accueil de ces femmes et de ces hommes et de leurs enfants. Ils forcent le respect et l’admiration et suscitent l’envie de les connaître mieux. Prier avec eux est le ciment de Dieu. Alors, pourquoi tant de difficulté à mobiliser les chrétiens autour de la Pastorale des migrants? Pourquoi tant de difficulté à faire circuler et entendre l’information y afférent ? Des questions posées, des réponses à trouver tous ensemble…avec peut-être, dans une prochaine communication sur ce site, des pistes pour faire le point sur un sujet (l’immigration) qui tiraille bon nombre d’entre nous. En ce temps de Pentecôte où j’écris ce compte-rendu, je reçois « le Courrier » de la Pastorale des Migrants édité par le Service National de la Pastorale des Migrants. Bernard Fontaine dans son éditorial, faisant référence au climat politique et social actuel, pose lui aussi 3 questions : « Comment ne pas être découragé ? Tenir, durer dans ce compagnonnage avec les migrants n’est-ce-pas impossible ? Comment ne pas baisser les bras ? » Il nous invite à accueillir l’Esprit de Vie et de Vérité qui a permis aux Apôtres de franchir des frontières indépassables… Martine Dupont invite les lecteurs de cet article à lui donner leur avis. Vous pouvez lui envoyer un mail à cette adresse : mjl.dupont@free.fr . Elle vous répondra. haut de page |
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