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Les messes de l’été dans la paroisse Saint-François d’Assise (II) : à la découverte surprenante de nos petites églises

EPSON MFP image

La deuxième “étape” de notre pèlerinage de l’été va nous conduire dans trois villages de notre paroisse :

Grenois – GâcogneTeigny

Eglise de Grenois (relais de Brinon) : dimanche 26 juillet 2020.

Le village de Grenois présente la particularité de conserver quatre églises ou chapelles, ce qui est exceptionnel pour une commune de moins de 100 habitants.

  • Eglise Sainte Geneviève – Sainte Radegonde

C’est l’église paroissiale de style néogothique, édifiée à partir de 1874. La messe du 26 juillet 2020 y fut célébrée.

Elle est placée sous les vocables de Sainte Geneviève et de Sainte Radegonde.

Sainte Geneviève est née en 423 à Nanterre dans une famille gallo-romaine aisée, d’origine franque. Elle s’installe à Paris vers 440. En 451, alors que les Huns se dirigeaient vers Paris, elle exhorta -sans succès – les Parisiens à ne pas quitter la ville. Les barbares évitent Paris, saccageant Metz, Reims et Orléans avant d’être défaits à Chalons sur Marne. Geneviève devient alors la protectrice de Paris, rôle qu’elle eût encore lorsque la guerre civile menaça Paris, à partir de 465. Elle prit alors fait et cause pour les Francs et leur chef, Childéric. Au terme d’un siège de dix ans,  Clovis, fils de Childéric, mit fin au règne des derniers représentants de Rome. Geneviève consentit à l’aider sous la condition qu’il embrasse la religion catholique, ce qu’il fit. Réconciliant les Francs et les Gallo-Romains, il fit de Paris la capitale de son royaume en 508. Geneviève décéda en 512, à l’âge de 89 ans. Elle fut enterrée avec Clovis, décédé l’année précédente. Sa chasse, détruite à la Révolution, a fait l’objet d’une vénération considérable. Elle est aujourd’hui la patronne des villes de Paris et Nanterre mais aussi de la gendarmerie.

Sainte Radegonde est née en Thuringe en 520 et décédée en 587 à Poitiers. Devenue reine de France suite à son mariage avec Clotaire Ier, fils de Clovis, elle fuit bientôt les fastes de la cour royale et, après diverses péripéties, s’installe à Poitiers où elle fonde l’abbaye de Sainte Croix et devient simple religieuse. Elle est la sainte patronne de la ville de Poitiers et l’une des patronnes secondaires de la France.

A l’intérieur de l’église, on est “accueilli” par un bénitier datant de 1880 dont la vasque en faïence de Nevers est attribuée à Antoine Montagnon. On remarque les décors muraux néo-byzantins datés de 1892, réalisés par un peintre décorateur, à la demande du curé de l’époque qui avait fait un voyage au Moyen-Orient.

Cliquer sur ces 4 images pour voir les détails

Le père Michel Guyot, prêtre en retraite dans la paroisse Saint François d’Assise fait part de sa joie de se retrouver pour célébrer le jour du Seigneur, dans le respect des règles de sécurité sanitaire. Dans son homélie, il rappelle que les tentations ne doivent pas nous écarter de la richesse de Dieu. Nous devons vivre volontairement notre vie de chrétien et non pas “en traînant des pieds” : nous devons demander à Dieu de bénéficier du don de discernement car il nous faut tirer du neuf et de l’ancien de la parole de Dieu.

La messe se termine par un chant à Marie : “Ave Maria”.

  • Eglise de la montagne, dite chapelle de Sainte Radegonde

L’ancienne église paroissiale est situé au point le plus haut de la commune de Grenois. On dit que le curé n’y montait que pour la messe dominicale et les enterrements. Datant du XIIe siècle et rattachée à un prieuré aujourd’hui disparu, elle était en si mauvais état qu’il fut interdit d’y dire la messe à partir de 1874, ce qui conduisit à construire l’église du village que nous venons de décrire ci-dessus. Seul le clocher et le chœur subsistent aujourd’hui. La chapelle a été construite sur une fontaine sacrée dont on peut encore voir le puits, encastré dans le mur du chœur et dont la margelle est faite d’une seule pierre.

A l’été 2017, le groupement de paroisses des Vaux d’Yonne avait organisé un pèlerinage comportant, entre autres, une messe et un pique-nique à proximité de la chapelle de Sainte Radegonde qu’il était possible de visiter.

  • Chapelle de Hubans

Dédiée à la Nativité de la Vierge, la chapelle de Hubans date du XIIe siècle et a été modifiée à plusieurs reprises au cours des siècles. D’abord chapelle du château de Hubans, aujourd’hui disparu, elle fut l’église paroissiale des habitants du hameau de Hubans. Elle a cessé toute activité en 1943 mais est toujours entretenue de nos jours.

  • La chapelle devenue lavoir

Ne voulant pas monter tous les jours jusqu’à l’église de la montagne, l’abbé Laurent qui fut nommé curé de Grenois en 1794 obtint la construction d’une chapelle au centre du village qui fut terminée en 1803. Il ne montait que le dimanche à la chapelle de Sainte Radegonde ! Un progrès pour lui et ses ouailles ! Tant et si bien que la commune décida, vers 1830, de transformer la chapelle en église en y ajoutant un chœur et un clocher.

Mais la commune manquait de points d’eau et comme une source avait été découverte à proximité et qu’une nouvelle église paroissiale avait été mise en service en 1874, le conseil municipal de l’époque décida de transformer l’église en point d’eau et lavoir. En 1880, le clocher, le chœur et la sacristie sont démolis, la nef étant transformée en lavoir public. Cette installation demeure aujourd’hui, un petit point bibliothèque y ayant été adjoint.

Sur une place voisine, on peut voir les deux puits publics de la commune dont un rare, carré doté d’un double mécanisme permettant à deux personnes de puiser de l’eau en même temps.

Ainsi se termine l’histoire des églises de Grenois dont il est difficile, aujourd’hui, de penser qu’elle a été aussi riche. Mais n’oublions pas que cette commune a compté jusqu’à 852 habitants en 1851 pour tomber à moins de 100 aujourd’hui. Ainsi en va-t-il de l’exode rural mais aussi de la baisse de la pratique religieuse…

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Eglise de Gâcogne (relais de Lormes) : samedi 1er août 2020.

L’actuelle église de Gâcogne est mise en chantier en 1871 sur ordre d’André Marie Dupin, maire de la commune et homme politique d’ampleur nationale. De style néo-roman et pourvue d’un narthex précédant la nef, l’église est consacrée en 1875, alors que des reproches sont faits au maire d’avoir laissé tomber en ruine l’église du XIIe siècle. Le mauvais entretien des églises “historiques” et l’attrait de la modernité qui se manifeste dans les styles néo-romans et néo-gothiques expliquent les nombreuses constructions d’églises au XIXe siècle.

L’église est placée sous le double vocable de Saint Pierre aux Liens et de Saint Laurent.

Emprisonné par Hérode Agrippa, gardé et enchaîné, Saint Pierre aux liens s’échappa la veille de son supplice et retourna vers les siens grâce à l’aide d’un ange, toujours munis de ses chaînes qui sont conservées et vénérées dans la basilique Saint Pierre aux liens de Rome.

Diacre au service du pape Saint Sixte II, Saint Laurent (mort en 258) refusa de livrer à l’empereur romain les biens de l’église. Selon la légende, il fut supplicié sur un grill. Dans un vitrail, Saint Laurent est représenté, porteur de la dalmatique des diacres mais non de l’instrument de son supplice.

L’entrée en célébration se fait en procession, le servant d’autel en tête, suivi de Patrick Marchand, diacre résidant sur la paroisse Saint François d’Assises et Marc Rey, diacre au diocèse de Dijon et enfin le père François-Xavier Reveneau , curé de la paroisse Saint François d’Assise.

L’assistance chante : “Jubilez, criez de joie, acclamez le Dieu trois fois Saint !”

Le diacre proclame l’Évangile puis, dans son homélie, le père François Xavier compare ce qui est payant, la baguette de pain, par exemple, au don de Dieu qui est gratuit et, de ce fait, souvent considéré comme dévalué : beaucoup de gens ne fréquentent pas l’église, n’y trouvant pas d’intérêt ou pensant ne pas être à même de remplir les conditions supposées imposées par la religion : être parfait. Or, nous sommes tous capable de porter la bonne nouvelle, d’être des filles et des fils de Dieu. Ce n’est pas de l’angélisme que de penser que l’amour de Dieu est plus fort que tout.

Après la doxologie, la communion est distribuée sans procession, dans le respect des règles de distanciation.

La messe s’achève par  un Ave Maria chanté par les fidèles, aidés par la belle chorale formée par une famille gâcognaise qui nous a par ailleurs gratifié d’une belle méditation a capella pendant l’offertoire. Le père François-Xavier les remercie et se félicite de la bonne préparation de cette messe.

A quand la prochaine messe dominicale dans cette vaste église? Nul ne le sait…

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Eglise de Teigny (relais de Tannay) : dimanche 2 août 2020.

Nous avons déjà évoqué les messes qui se tiennent chaque été à l’église de Teigny. Nous ne parlerons ici aujourd’hui que des deux vitraux qui ornent maintenant la sacristie de cette belle église. Ils sont l’œuvre d’une vitrailliste nivernaise, Charlotte Lassalle, alors que les fenêtres qui les encadrent ont été réalisées par le premier adjoint du maire de la commune, Jean-Claude Baudequin. Le père François Xavier a procédé à leur bénédiction solennelle.

Le texte de la bénédiction est ici.

De nouveaux travaux sont prévus dans cette église, avec la réfection de l’enduit intérieur et le rafraîchissement des fresques.

Pour connaître les dates et lieux des prochaines messes de l’été, c’est ici.

Texte et photos : Bernard GOURNAY

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