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Le Missel romain 2.0 : épisode 3

missel 1

Petites réflexions sur le silence…

Dans le monde d’aujourd’hui, il est difficile de trouver le silence ; le bruit nous environne : bruit des avions, des véhicules, des radios…
Il est aussi difficile de faire silence en nous, tant nous sommes affairés, voire agités.
Beaucoup de gens ont peur du silence, pourtant, chacun de nous en a besoin : comment dormir dans le vacarme ? Le silence est vital, même si le silence total, absolu, n’existe sans doute pas.

Le silence n’est pas du temps perdu, il n’est ni vide ni absence ; au contraire, c’est affaire de relation et de communication, car, nous l’avons tous expérimenté, tout ne s’exprime pas par des mots.

En musique aussi, le silence existe : avant et après l’exécution d’une œuvre, les musiciens marquent un temps de silence, de concentration ; au sein-même de la partition, il en existe de différentes valeurs, pause, soupir, demi-soupir…

PGMR(*) n°45
« Le silence sacré fait partie de la célébration : il doit être aussi observé en son temps. Sa nature dépend du moment où il trouve place dans chaque célébration.
En effet, pendant l’acte pénitentiel, et après l’invitation à prier, chacun se recueille ; après une lecture ou l’homélie, on médite brièvement ce qu’on a entendu ; après la Communion, le silence permet la louange et la prière intérieure.
Dès avant la célébration elle-même, il est bon de garder le silence dans l’église, à la sacristie et dans les lieux avoisinants, pour que tous se disposent à célébrer les saints mystères religieusement et selon les rites. »

Faire silence, ce n’est pas seulement ne pas faire de bruit ou se taire, c’est faire de la place à ce qui n’est pas nous, à l’autre, à l’Autre…

En liturgie, on fait silence…

  • pour se mettre en présence, se recueillir ;
  • pour mieux écouter (mais peut-on écouter autrement qu’en silence ?)
  • pour intérioriser ;
  • pour méditer ;
  • pour rendre grâce ;
  • pour prier.

La finalité du silence change donc selon les moments de la messe :

  • avant la messe (se recueillir, se mettre en présence) ;
  •  entre l’invitation ‘Prions’ faite par le célébrant et l’oraison (prier) ;
  • après les lectures (intérioriser) et après l’homélie (méditer) ;
  • après la communion (rendre grâce, prier).

Le silence après la parole ou le geste donne du poids à ce qui a été dit ou fait.

Le corps entier participe également au silence ; on peut en prendre conscience lorsque nous nous unissons à la prière du célébrant pour la prière eucharistique.

On le voit, le silence est une action liturgique à part entière ; il établit un lien entre la prière individuelle et la prière communautaire. Même si cela peut paraître paradoxal, le silence est un mode de participation active, car le silence favorise l’action de l’Esprit Saint.

(*) Présentation Générale du Missel Romain

Pour le Service diocésain de la Liturgie,

Eveline Bertrand-Hardy

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