Le diocèse de Nevers s’associe à une démarche initiée par une artiste, religieuse et mosaïste, sœur Samuelle, victime d’un prêtre et artiste connu.
Sœur Samuelle a eu l’idée de créer une fresque monumentale, composée de milliers de tesselles (morceaux de la mosaïque : voir les photos). Cette mosaïque intitulée « Renaissance » permettra de conserver dans la céramique, à tout jamais, la trace des souffrances supportées par les victimes. Celles-ci, en effet, sont invitées à signer leur nom ou leur prénom au verso de chaque tesselle de cette fresque. Ceux qui les soutiennent dans leur démarche réparatrice ont pu, aussi, y noter un petit mot ou apposer une signature.
Lorsqu’elle sera terminée, la mosaïque sera découpée en 200 fragments envoyés dans les communautés religieuses ou les diocèses qui auront participé au projet, dont le diocèse de Nevers.
Cette fresque, très sombre sur un côté, s’éclaire petit à petit comme une route vers l’apaisement, l’espérance.
Nous avons reçu de sœur Samuelle plusieurs tesselles et, lors d’une rencontre à la Maison du diocèse, samedi 25 avril, eu lieu une séance de signatures en présence d’une victime, une autre ayant signé une tesselle qu’elle a renvoyé par courrier. Etaient présents également, outre notre évêque et la Cellule d’Ecoute du diocèse, trois représentants de l’Espace Bernadette qui, accueillera un fragment.
L’hebdomadaire La Vie reproduit à ce sujet une intervention de Mgr Drouot dont voici un extrait : « Des gens de tous horizons et du monde entier viennent déposer leur fardeau aux pieds de Bernadette. La petite Bernadette à quelque chose à dire aux personnes blessées, fragilisées par l’abus ».
Jacqueline Besson-Le Huédé
Responsable de la Cellule d’Ecoute

