Neuf mois avant Noël, l’Église célèbre solennellement l’Annonciation, l’annonce faite par l’archange Gabriel à la Vierge Marie.
C’est une fête très importante, car elle fait mémoire d’un des évènements les plus inouïs de l’histoire du monde :
Dieu, l’Éternel, est entré dans le temps,
« le Verbe s’est fait chair » (Jn I, 14).
Cet épisode nous est raconté par l’évangéliste saint Luc, lorsque l’ange vient visiter une jeune fille vierge, Marie.
Cette fête est particulièrement importante, car elle montre que ce n’est pas une volonté d’homme qui a fait naître Jésus, mais bien l’action de Dieu, à laquelle a consenti la liberté de Marie, qui répond :
« Que tout m’advienne selon ta parole » (Lc I, 38)
C’est la deuxième personne de la Trinité qui se fait chair, unissant dans son unique personne deux natures, divine et humaine.
Et c’est ainsi que Marie peut être à bon droit déclarée « Mère de Dieu », comme l’a affirmé le concile d’Éphèse en 431.
Bien sûr, ce n’est pas elle qui produit la divinité,
mais parce qu’elle est la mère du Christ, réellement et totalement homme et Dieu,
une seule personne, elle devient, par grâce, la mère de son Créateur.
Pour nous, cette fête est une invitation à la contemplation de l’immense amour de Dieu, qui s’abaisse, dans un mouvement que l’on appelle la kénose, comme le dit saint Paul :
« Il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes » (Ph II, 7)
À notre tour, nous devons emprunter ce chemin de l’humilité, aidés en cela par la Vierge Marie, pour accueillir nous aussi le Christ dans nos cœurs.
Puisque Noël est le 25 décembre, il est logique que l’Annonciation soit neuf mois auparavant, donc le 25 mars.
Cependant, en raison des grandes solennités de Pâques, si le 25 mars tombe pendant la semaine sainte ou celle de l’Octave,
elle est reportée au lundi après l’octave de Pâques.
Un prêtre, né le 25 mars, témoigne de son grand attachement à la fête de l’Annonciation.
Quelle chance d’être né au jour même de l’incarnation du Sauveur,
qui est le premier acte de la folie d’amour de Dieu.
Lui-même est venu à la foi à une vingtaine d’années, grâce à la Vierge Marie, car il faisait partie, sans être baptisé, d’une confrérie dans le Sud de la France,
qui portait la statue de la Vierge à travers les rues de sa ville.