Si la fête de Pâques s’est imposée dès les origines de l’Église, la fête de la Nativité est arrivée un peu plus tardivement, au début du IVème siècle.
En Orient, elle était célébrée le 6 janvier, et en Occident le 25 décembre.
Dans les deux cas, la date a été choisie pour supplanter une fête païenne de renaissance du soleil, car nous sommes au début de l’hiver.
En effet, le Soleil véritable, c’est Jésus, « soleil levant qui vient nous visiter » (cf. Lc I, 78).
Avec le temps, les deux jours sont entrés dans le calendrier romain :
En Occident, la fête de Noël s’est progressivement vue préparée par un temps qu’on appelle l’Avent, du latin adventus, l’avènement.
C’est le moment de l’année où l’on observe plus attentivement l’ordre de Jésus de « veiller ».
Cet avènement que nous célébrons est triple, dans la Tradition de l’Église :
Le premier avènement, celui dans la chair, célébré à l’Annonciation et à Noël
Le dernier avènement, le retour du Christ dans la gloire à la fin des temps
L’avènement intermédiaire, celui du Christ qui vient chaque jour à notre rencontre, par et dans l’Église
En se plongeant dans l’attente messianique portée par l’Ancien Testament, notamment par Isaïe et Jean-Baptiste, nous sommes invités à préparer notre cœur à la venue de Jésus.
Ainsi donc, l’Avent est le temps de l’attente, de l’espérance.
C’est un temps très marial :
La Vierge Marie, fille de Sion, a attendu son Sauveur dans la foi et dans son cœur, avant même de le concevoir dans son sein.
Bien sûr, la figure de Marie accompagne aussi tout le temps de Noël, en nous invitant comme elle à :
« Retenir tous ces évènements et les méditer dans son cœur » (Lc II, 19)
Ce temps se termine par les fêtes de l’Épiphanie et du Baptême du Seigneur, qui commémorent en fait trois évènements de la vie du Christ :
Bref, ce sont trois manifestations (c’est le sens du mot Épiphanie) qui achèvent le temps de Noël.
Une pratique tend à se répandre partout en France pendant l’Avent : les messes dites « Rorate », célébrées au petit matin, éclairées à la lueur des bougies.
Ceux qui y participent témoignent de la beauté de ces messes, qui permettent d’exprimer magnifiquement l’attente dans la nuit, obéissant au commandement du Seigneur :
« Veillez ! »
Et souvent, cela se termine par un petit-déjeuner très fraternel !