Carême

Origines et durée du Carême

La fête annuelle de Pâques étant mise en place, très rapidement, les chrétiens ont pris l’habitude de jeûner quelques jours auparavant, et ce temps s’est peu à peu allongé, pour permettre, au IVème siècle, la préparation des catéchumènes.

S’est alors fixé le temps du Carême, de quarante jours, pour reprendre ce chiffre très présent dans la Bible : des 40 ans d’errance des Hébreux dans le désert, aux 40 jours de Jésus au désert, tenté par le diable, en passant par les 40 jours de marche du prophète Élie dans le désert.

Ce temps de préparation a subi ensuite un allongement progressif, jusqu’à atteindre 70 jours. Mais la réforme liturgique consécutive au concile Vatican II, au XXème siècle, est revenue à la pratique antique des 40 jours.

Il est en effet heureux que le temps de la préparation n’excède pas le temps de la fête en elle-même, qui se prolonge jusqu’à la Pentecôte, donc 50 jours.

Les deux dimensions du Carême

La préparation au baptême

Elle concerne tout spécialement les catéchumènes, qui vivent le premier dimanche du Carême l’appel décisif.
En présence de l’évêque, à l’appel de leur nom, ils inscrivent leur nom sur le registre de ceux qui demandent le baptême.
Ils vivent ensuite les « scrutins », où Dieu vient scruter leur cœur et les fortifier, les 3ème, 4ème et 5ème dimanche du Carême.
Mais il ne faut pas croire que cela ne s’adresse qu’aux catéchumènes.
Tous les chrétiens sont appelés, dans la nuit de Pâques, à renouveler les promesses de leur baptême, à être revigorés dans leur propre baptême.
C’est pourquoi c’est une grâce particulièrement stimulante d’accueillir de plus en plus de catéchumènes dans nos communautés.
En effet, ils nous interrogent sur notre propre chemin de foi.

La pénitence

Au Moyen Âge, on profitait du Carême pour que les grands pécheurs accomplissent publiquement leur pénitence,
de sorte d’être réintégrés pleinement dans la communauté à Pâques.
Si on a perdu cette pratique, le Carême reste un « temps favorable » (2Co VI, 2),
comme nous l’entendons au mercredi des cendres, pour « revenir au Seigneur » (cf. Joël, II, 12).
Les cendres que nous recevons en entrant dans ce temps nous le rappellent.
C’est pourquoi l’Église recommande tout spécialement de recourir durant le Carême au sacrement de pénitence et de réconciliation.

Dates

Le Carême étant en dépendance totale de la fête de Pâques, il est donc mobile comme elle !
Il commence toujours un mercredi, pour durer 40 jours, les dimanches ne comptant pas.

Témoignage

Une catéchumène nous raconte la joie qui est la sienne, à l’approche de son baptême qui sera célébré à Pâques.

Pour elle, c’est le terme d’un long cheminement, et de quelques combats.

Elle est donc heureuse de vivre les scrutins, qui accompagnent ces dernières semaines de préparation.