Au cœur de l’été, l’Église célèbre l’Assomption de Marie.
Il ne faut pas la confondre avec l’Ascension du Seigneur, qui célèbre le retour au Ciel du Christ ressuscité.
Le 15 août, c’est la mémoire de la montée au Ciel, avec son corps et son âme, de la Vierge Marie.
Cette fête est attestée dès le Vème siècle, à Jérusalem et Alexandrie, sous le nom de Dormition.
La Vierge Marie ayant été préservée de tout péché, son corps n’est pas soumis à la corruption.
La fête s’est répandue rapidement dans toute l’Église. Elle reçoit son nom d’Assomption à Rome, au cours du VIIème siècle.
Bien qu’il n’y ait pas d’attestation biblique formelle que la Vierge soit montée corps et âme au Ciel, le fait que cela ait été cru par tous, partout et toujours permet à Pie XII, en 1950, de promulguer solennellement le dogme de l’Assomption :
« Marie, l’Immaculée Mère de Dieu, toujours Vierge, à la fin de sa vie terrestre, a été élevée en âme et en corps à la gloire du ciel »
(Pie XII, Constitution Munificentissimus Deus, 1er novembre 1950)
La fête de l’Assomption conforte notre foi en la résurrection de la chair.
La sainte Vierge, parfaitement unie à son Fils, pleinement « pleine de grâce », a partagé sa Passion et sa Résurrection.
Elle inaugure, avec Jésus, les « cieux nouveaux et la terre nouvelle » dont parle l’Apocalypse.
Elle est l’Ève nouvelle, qui inaugure avec le nouvel Adam le Royaume pleinement accompli.
Enfin, elle nous entraîne à sa suite.
Il faut aussi noter que Notre-Dame de l’Assomption est la patronne principale de la France, Pie XI l’ayant déclarée comme telle en 1922, ratifiant l’ancienne dévotion des Français à cette fête.
C’est donc aussi une bonne occasion de prier pour notre pays.
L’Assomption est célébrée chaque année le 15 août, date choisie dès le Vème siècle par les Églises de Jérusalem et Alexandrie.
Une hospitalière de Notre Dame du Salut, l’hospitalité qui organise chaque année le pèlerinage national à Lourdes autour du 15 août, témoigne que l’Assomption est un jour particulier pour elle.
Elle vient chaque année depuis quarante ans à Lourdes, et voit la joie des malades à revenir, pour célébrer la Vierge Marie, qui monte au Ciel.
C’est en effet avec son corps qu’elle y monte, ce corps si souvent abîmé chez les malades.
Cela donne donc un sens profond à son engagement.